le 13 novembre 2017

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Commémoration du 11 Novembre

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du discours prononcé ce jour par Gilles Adelson, Maire de Macouria, à l’occasion de la cérémonie de commémoration de l’armistice du 11 Novembre 1918.

« Mesdames et Messieurs, En ce jour du 11 novembre mes pensées vont vers tous ces guyanais, près de 2.000, qui, des classes de 1895 à 1918, sont partis en France au sein du contingent créole qui regroupait Antillais, Réunionnais et Néocalédoniens. 286 Guyanais sont morts du fait de la guerre. 86% d’entre eux sont reconnus Morts pour la France. Parmi eux une grande majorité sont décédés à la suite de maladies d’origine pulmonaire. Je vous laisse imaginer, il y a un siècle, les conditions de voyage puis d’arrivée en France métropolitaine de ces jeunes qui n’avaient aucune idée de l’endroit où ils allaient ni de ce qui les attendaient. Des jeunes en proie au froid, aux maladies, à une nutrition différente, le tout dans une armée où ils étaient trop souvent de la simple « chair à canon », venus se battre pour une cause dont ils ignoraient presque tout. Les corps de ces soldats guyanais sont enterrés pour certains dans les nécropoles nationales. Très peu ont été rapatriés sur leur terre natale. Aujourd’hui, un siècle plus tard, nous sommes ici pour honorer leur mémoire, celle de ces enfants partis en Europe pour sacrifier leur vie, mais aussi pour tous ces hommes et toutes ces femmes, morts pour rien ou presque dans un conflit qui aura fait 10 millions de morts et 8 millions d’invalides. Rien que pour la France c’est plus de 30% de la population masculine active qui a été touchée. Comme je le disais en début de semaine dans un éditorial : Parents, grands-parents, arrières grands-parents ou au-delà, qu’il reste des photos ou de simples souvenirs de famille, il ne faut jamais oublier ce qu’ils ont fait pour qu’aujourd’hui nous soyons à notre place pour, nous aussi, nous préparer à transmettre aux générations à venir. Comme vous le savez le respect de ces familles qui, notamment, ont créé Macouria, est un bien commun précieux que nous devons, tous ensemble, valoriser. Ce bien c’est celui de l’histoire de notre ville, de la façon dont elle s’est bâtie, mais également de son futur puisque son développement se fait sur ce leg de nos anciens. Les guerres font malheureusement partie intégrante de notre histoire. Même si nous sommes, en Guyane, épargné par tous ces conflits, nous ne devons pas oublier que certains de nos enfants sont toujours sur le terrain, engagés dans des combats souvent lointains mais toujours meurtriers. Et je n’oublierai pas non plus, en ce jour de commémoration, tous ceux qui œuvrent au quotidien pour notre sécurité intérieure dans le cadre d’une guerre qui ne dit pas son nom mais qui est toujours bien présente à nos portes. Oui aujourd’hui le 11 novembre est plus qu’une date, c’est un symbole que nous devons rappeler chaque année à nos enfants pour que jamais plus nous n’ayons à vivre un tel drame. Je vous remercie. »

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