Le mot du Maire

 

 

Gilles Adelson, maire de Macouria, Octobre 2015

Comme à mon habitude, l’écriture de cet éditorial, est l’occasion de revenir sur le mois écoulé avec ses moments forts et les événements qui auront marqué notre ville.

Que ce soit l’un de mes écrits sur la problématique de l’éclairage ou lors de l’inauguration de l’aire de jeux de Soula, m’est revenu en mémoire ce que j’écrivais l’an dernier à la même période sur la nécessité d’avoir, tous ensemble, des comportements citoyens.

En voici un extrait : « Nous devons constater qu’une partie importante de notre budget doit être aujourd’hui consacrée à des interventions pour des dégradations sur ces mêmes équipements publics.

Murs tagués, lampadaires hors service, équipements dégradés, parties communes encombrées, espaces verts non respectés, la liste est longue de tous ces « petits » évènements qui nous détournent de notre mission où nous devons sans cesse refaire, réhabiliter, réparer, plutôt que de construire et de développer.

Vivre ensemble c’est apprendre à respecter les autres et c’est aussi le respect du bien public.

Ne plus jeter sans discernement, préserver les lieux publics, entretenir son propre espace de vie, autant de points sur lesquels nous serons amenés à travailler fortement dans les prochains mois.

Si nous devons avoir les moyens de réprimander les contrevenants, avec des amendes par exemple, c’est par l’éducation et l’information que nous devrons, tous ensemble, nous donner les moyens d’avoir de bonnes pratiques. »

Une année plus tard nous ne pouvons que constater le chemin à parcourir sera encore long, la prise de conscience existe mais nous ne devons pas relâcher nos efforts afin de poursuivre notre travail d’information et de prévention. Chacun doit se sentir concerné et avoir conscience que nous sommes tous propriétaires de ces équipements qui profitent à nos enfants, nos sœurs, nos frères, nos parents.

Il nous est expliqué, à longueur de campagnes médiatiques que la sécurité routière est l’affaire de tous ou qu’il n’est pas bon de manger trop gras ou trop sucré, qu’il faut bouger et manger fruits et légumes. Eh bien, vivre ensemble dans une ville c’est la même chose, chacun doit prendre sa part de responsabilité et agir, chacun à son niveau.

L’institutrice doit former les enfants aux bons gestes, le conducteur de bus doit expliquer les bonnes attitudes, le coach sportif doit apprendre le respect, les parents doivent éduquer, les élus doivent coordonner les actions, tous ont un rôle à jouer et nous ne devons jamais l’oublier.

C’est par cette action collective que nous bâtirons une ville durable et équitable, une ville qui profite à tous.

G.A.