Le mot du Maire

IMGP1390édito

Novembre, mois du souvenir et de la commémoration

Cette période est particulière car elle résonne à mes oreilles comme un rappel à tous de l’importance que revêt l’histoire, le souvenir et le respect des anciens.

Le début du mois de novembre est celui des fêtes de la toussaint et des défunts qui nous ramènent à honorer la mémoire de ceux qui nous ont précédé.

Parents, grands-parents, arrières grands-parents ou au-delà, qu’il reste des photos ou de simples souvenirs de famille, il ne faut jamais oublier ce qu’ils ont fait pour qu’aujourd’hui nous soyons à notre place pour, nous aussi, nous préparer à transmettre aux générations à venir.

Comme vous le savez le respect de ces familles qui, notamment, ont créé Macouria, est un bien commun précieux que nous devons, tous ensemble, valoriser.  Ce bien c’est celui de l’histoire de notre ville, de la façon dont elle s’est bâtie, mais également de son futur puisque son développement se fait sur ce leg de nos anciens.

Et que dire du 11 novembre ? Date emblématique que je ne retiens pas seulement pour la commémoration de l’armistice qui a mis fin à la 1ère guerre mondiale mais pour un symbole de ces guerres qui ont vu tant de nos concitoyens partir si jeunes pour ne jamais revenir, morts loin de leurs familles.

Ces deux dates doivent, à mon sens, revêtir des vertus pédagogiques et nous devons être ceux qui les ferons vivre.

Cette notion de transmission est celle qui va donner les moyens à nos enfants de mieux comprendre l’environnement dans lequel ils évoluent. Pour eux trop souvent tout ce qui remonte à une date se situant avant l’arrivée d’Internet et du téléphone portable correspond à une époque quasi-préhistorique.

Tout va tellement vite qu’on en oublie d’où l’on vient sans savoir où l’on va pour ne privilégier que l’instant.

Il est donc essentiel de profiter de ce mois pour apprendre. Apprendre l’histoire de nos familles, apprendre que la guerre est tout sauf un jeu vidéo, apprendre que nous sommes ce que nos ancêtres nous ont légué, apprendre que nous sommes tous concernés par les événements de notre planète, apprendre que notre monde est petit et fragile.

Que ce mois de novembre nous permette à tous de prendre un peu de recul pour mieux analyser et mieux comprendre la vie, les personnes, les évènements, la Guyane, c’est comme cela que nous serons les bâtisseurs de cette ville où il fera bon vivre ensemble.

 

Gilles ADELSON