Le mot du Maire

 

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Mes chers concitoyens,

 

Je tenais, avant toute autre chose, à vous remercier pour votre participation, toujours plus forte d’année en année, à la Grande Parade, devenu un moment attendu par toute la Guyane chaque mois de février.

Bien évidemment je n’occulterai pas les incidents graves qui se sont déroulés à l’issue de la manifestation et que je condamne avec la plus grande fermeté. Plus aucune commune n’est aujourd’hui épargnée par ces phénomènes de violence qui traduisent de façon dramatique certaines dérives de notre société. Nul ne peut aujourd’hui se prévaloir d’une solution miracle pour faire cesser ces phénomènes.

Interdire les parades ? Interdire les rassemblements ? Augmenter la répression ? Mettre les jeunes « difficiles » ailleurs ? Loin de nos yeux ? Bien évidemment aucune de ces propositions ne pourrait résoudre durablement des questions auxquelles nous sommes soumis tous les jours, services de la collectivité, de l’Etat et du monde associatif.

Nous ne réussirons que par l’éducation et le dialogue mais également en étant en mesure de leur offrir un avenir.

Nous avons une responsabilité collective , tout particulièrement en montrant l’exemple au quotidien vis-à-vis de nos enfants. Ces exemples ils sont, en tout premier lieu, ceux du respect de l’autorité à l’école et plus généralement dans l’espace public.

C’est également le respect des biens publics, tous ces biens que nous partageons pour plus de services et plus de confort dans notre ville. Ce sont les rues, les espaces verts, les bâtiments municipaux, les plateaux sportifs, tous ces lieux en libre accès que nous devons, ensemble, apprendre à nous approprier, à respecter et à entretenir.

Trop souvent nous oublions combien sont importants tous ces gestes du quotidien que nous devons enseigner aux plus jeunes.

Ne pas jeter sur la voie publique, vider ses déchets et respecter le tri sélectif, respecter les principes du code de la route que l’on soit automobiliste, cycliste ou même piéton, prendre soin du matériel qu’on utilise, ne pas provoquer de nuisances sonores dans son immeuble ou dans son quartier, plus généralement prendre conscience que vivre en communauté c’est vivre avec les autres, en harmonie.

Ce travail c’est celui de tous, chaque jour. C’est le travail des parents, de l’éducateur scolaire ou sportif, c’est aussi le travail de tous ceux, travailleurs sociaux, police municipale, services des sports et de la culture ou encore DSDL*,  qui œuvrent à Macouria pour guider nos jeunes dans la découverte de la vie et de ses règles.

Nous devons avoir conscience que rien ne pourra se faire sans patience, sans « remettre 100 fois le métier sur son ouvrage », le défi qui se présente à nous est d’importance puisqu’il en va de l’avenir de la Guyane.

C’est ensemble que nous le relèverons, tout particulièrement à Macouria avec le nouveau Lycée, la construction du village d’entreprises de Soula, une nouvelle grande surface à Tonate ou encore la construction d’une Maison des Services au Public (MSAP), autant de projets qui nous donneront les moyens de proposer des solutions à l’ensemble de nos habitants.

 

Gilles ADELSON

 

*DSDL : Direction de la Stratégie et du Développement Local.